Je reste assis à m’apitoyer sur mon sort.
Nous sommes pour nos neuf vies, que simples consorts.
Malgré cet ulcère, nous restons des lymphatiques.
Malheur à nous qui sommes rendus domestiques.
Par bonheur, nous demeurons vaguement fougueux,
Car sinon nous serions que des êtres rugueux.
Nous pensons avoir un pouvoir sur nos bâillons,
Mais nous négligeons notre état de chefaillons.
Nous qui avons vécu depuis la nuit des temps,
Oublions malencontreusement nos tourments
Et sommes contraints à nager dans le déboire.
Il faut arrêter de penser qu’à ses cafards,
Sinon il est sur que défaite est imminente
Et les parcelles de nos vies seront fulminantes.
